Je n'aime pas penser au temps qui passe. Chaque fois que mon esprit s'acharne un peu trop sur le sujet, j'en viens à avoir des montées d'angoisse monstreuses. Paradoxalement, je me dis qu'éluder tout ça revient à retarder le point d'impact. Il y a à peu près deux ans, j'avais eu une semaine dans le genre. Avec un rythme cardiaque perpetuellement au-dessus de la moyenne. Pendant cinq jours entiers. Depuis, je me dis que l'idée de l'Enfer n'est peut-être pas si désuée d'illusions.
En tout cas, j'ai l'impression que cet hiver risque d'être assez hardcore pour tout le monde. Entre des pathologies qui apparaissent ici et là, des ruptures par tonnes et des angoisses de tous les côtés. A bien y refléchir, chaque année de plus qui passe revient toujours aux mêmes cycles. Mais en pire. Et pendant ce temps-là, je reste là. Certains disent que je suis un modèle positif à cause de ça. Je suppose que c'est parce que, quoi qu'il arrive, j'acquiert une certaine stabilité emotionelle qui s'apparente généralement à un état de blasage. Du coup, je trouve ça plutôt rabaissant. Et je prefère quand même me considérer comme un modèle négatif, puisque je suis négatif à propos de presque tout et tout le monde.
A ce sujet, j'ai parfois l'impression de vivre dans un monde de moutons pseudos-enervés que l'on a besoin de guider. Le meilleur exemple étant cette soit-disant "nouvelle télévision" et ses idées révolutionnaires. Sans rien citer, voir de pauvres âmes en peridition demander de l'aide pour créer une nouvelle maison sans aucune originalité ni personalité, j'apparente ça à de la faiblesse. Et de la facilité (si tenté qu'une famille étant déjà à moitié sur la paille soit capable d'appeler un numéro surtaxé hein.)
A force de vouloir interner les gens pour des études pathologiques, j'ai l'impression que c'est surtout moi qu'on devrait foutre sous sédatifs pendant un bon siècle, histoire de voir ce que ça donne cent ans plus tard.